Suzie
Bien accosté à un bar de TongRen Road, en plein cœur du French Concession de Shanghai, je matais la clientèle – cloppe à la bouche. Je ne sais pas trop pourquoi , mais en Chine je fume. Le smog crasseux des centrales thermiques m’intoxique les poumons, le tabac asiatique ne peut que les purifier.
TongRen est un ramassis d’expatriés. Le client médian a 48 ans, consultant pour une entreprise occidental, pas très beau et peu sympa. Si retrouve aussi un nombre effarant nymphettes dans la vingtaine.
La Chinoise d’aujourd’hui est en feu! Les règles gouvernementales quant au contrôle des naissances a métamorphosé le comportement des femmes envers les hommes. La jeune chinoise priorise sa carrière et mettra plus de sérieux à son couple uniquement au début de la trentaine. Il y a donc dans le nightlife shangaillais une impressionnante meute de bridées débridées.
Je ne sais trop comment cela a débuté. Elle m’a dit avec son accent unique… « You look like a movie star »… Faut dire qu’avec mon complet Boss noir et la chemise ton sur ton, que je dégageais…
Suzie est top… Le physique d’un mannequin, elle n’a rien de la Chinoise type au corps garçonnet. De longues jambes, poitrine plus qu’appétissante et même un derrière légèrement bombé, ce qui est rarissime. Je me dis que Marco Polo est un sacré veinard d’avoir été l’un des premiers occidentaux à se fondre dans cette société si intrigante.
Elle me suit au Ritz… Pas trop surprenant, la col bleue chinoise n’a pas l’occasion d’y aller souvent…
Ce qui est bien avec les Chinoises, c’est qu’on peut les saouler si facilement… Trois petits shooters, et les inhibitions fondent comme neige au soleil. Son faciès grimace effroyablement à chaque gorgée de bourbon… Sa peau rougit et se réchauffe, on s’embrasse et on passe à la douche.
Bien étendu sur ce plumard incroyable, je découvris pourquoi trois royaumes ont combattu si longtemps. Planter son drapeau en territoire chinois est un must.
Se donner à un homme avait maintenant une nouvelle signification à mes yeux. Précise, envoutante, soumise et périlleuse… Je ne sais trop comment la décrire. J’en rêve encore.
Et la chatte rasée, ce qui est aussi relativement unique dans cette partie du monde, la tendance étant encore au pompon à l’entre-jambe.



Faudra m’expliquer pourquoi les villes cessent de vivre le dimanche soir… Je bosse régulièrement dans la nuit du dimanche au lundi, il y a souvent les meilleurs coups de la semaine à faire sur les marchés asiatiques. J’attends le rapport trimestriel sur l’inflation de la banque centrale de Nouvelle-Zélande afin de liquider une bonne portion de leur devise en empruntant du dollar US, bref ca devrait être profitable.
Soirée terrasse avec la Catalogne

Pffff, j’ai échoué. Moi qui croyais en un week-end tranquille à Montréal. C’était sans compter sur mes copines Dalton. Lili, Karine (voir tome I des aventures de Sam) et Anne avaient fait du Lobby Bar, leur quartier. La petite Lili au regard perçant, Karine la charmeuse et Anne et ses jambes interminables.